Mon chemin vers le minimalisme

Mon chemin vers le minimalisme đŸ™

Avant d’écrire cet article, j’avais prĂ©vu que le titre serait « j’ai toujours Ă©tĂ© minimaliste ». Sauf qu’en fait non. En rĂ©flĂ©chissant Ă  mon parcours, je rĂ©alise que le chemin a Ă©tĂ© long et est loin d’ĂȘtre terminĂ©…

Mon chemin vers le minimalisme

Une enfant passionnée de tri

Lorsque j’étais enfant et en Ăąge de rĂ©flĂ©chir Ă  ce que je voulais dans ma chambre, ce que je souhaitais possĂ©der, j’étais dĂ©jĂ  dans une dĂ©marche de ce qu’on appelle aujourd’hui le « minimalisme ». Consciemment, je faisais le choix de ranger/trier puis jeter ou donner un maximum pour Ă©liminer ce qui ne m’était pas essentiel. J’ai des souvenirs de donner Ă  ma mĂšre des sacs poubelle entiers d’objets qui, selon moi, envahissaient l’espace. Pour les anniversaires et NoĂ«l, alors que ma sƓur faisait des listes qui tenaient Ă  peine sur 2 feuilles A3 – je vous jure que c’est vrai ! -, je demandais Ă  partager des moments avec les gens : aller au zoo (oui j’étais enfant je trouvais ça gĂ©nial comme concept), dĂ©couvrir un nouvel endroit, etc. Il faut bien le dire, ça n’arrangeait personne ! Le plus souvent, ça se terminait en livres, ce que j’adorais, mĂȘme si aux yeux de mes parents, « les livres c’était pas un cadeau »… Du cĂŽtĂ© des objets, ma vie Ă©tait donc bien dĂ©sencombrĂ©e ! En revanche, elle Ă©tait largement envahie d’activitĂ©s : musique, solfĂšge, danse, c’est simple tous les soirs j’avais une activitĂ© extra scolaire. Une dispersion dans les divertissements qui faisait Ă©cho Ă  mon ennui terrible Ă  l’école, car si j’adorais apprendre, j’avais trĂšs peu (pas) d’amis et peu d’interactions avec d’autres humains de maniĂšre gĂ©nĂ©rale.

Une étudiante fauchée et minimaliste

Quand je pense Ă  mes rĂ©els dĂ©buts dans ce qu’on pourrait appeler le minimalisme, j’ai tendance Ă  penser Ă  mes annĂ©es Ă©tudiantes. Une vie dans 14 mÂČ et qui tient littĂ©ralement dans une valise, 1 pantalon (oui, oui), 1 manteau, quelques t-shirts et voilĂ . Pas de four, pas de machine Ă  laver, pas de tĂ©lĂ©, presque pas d’objets… Je vous vois venir : « ouais, mais t’étais fauchĂ©e, trop facile d’ĂȘtre minimaliste. Et Ă  18 ans, on a besoin de rien ». LĂ , je vous arrĂȘte tout de suite. DĂ©jĂ  parce que j’ai Ă©crit un article Ă  ce sujet la semaine derniĂšre, et ensuite parce qu’on peut ĂȘtre fauchĂ©e et pas minimaliste. Et surtout, que c’était une dĂ©marche volontaire de ma part : la preuve, je suis partie de chez mes parents avec mes 450 livres (mon pĂ©chĂ© mignon), et je m’en suis dĂ©barrassĂ© avant mon premier emploi.

Je ne vais pas vous mentir, cette vie m’apportait Ă©normĂ©ment de bonheur et de simplicitĂ©. Mais 14 mÂČ, c’est un peu juste pour y passer la journĂ©e sans se sentir Ă©touffer ou pour imaginer avoir une quelconque vie de couple… Et il m’arrivait Ă  cette pĂ©riode de rĂȘver de consommer. Genre de m’endormir en imaginant ce que je pourrais m’acheter si j’avais assez d’argent ; et j’ai honte mais ça me rendait Ă  la fois heureuse et frustrĂ©e.

Une vie de couple minimaliste ?

Ensuite est arrivĂ©e une pĂ©riode faste : un premier emploi dans une grande entreprise, avec des revenus fixes et plutĂŽt corrects. Au dĂ©but, j’ai Ă©tĂ© un peu timide sur ma consommation. J’ai achetĂ© des choses dont je rĂȘvais et dont j’avais vraiment besoin, au fur et Ă  mesure. Un ordinateur portable, une machine Ă  laver (j’avais 24 ans et je peux vous dire qu’en y repensant une joie m’envahit), et quelques autres Ă©quipements qui me semblaient essentiels Ă  mon confort, d’autant que mon travail me prenait pas mal de temps (voulu !) et que j’en avais donc peu Ă  consacrer Ă  mon intĂ©rieur.

Puis est arrivĂ© le drame : je me suis installĂ©e en couple. Au dĂ©but de notre vie Ă  deux, sincĂšrement, j’ai failli me pendre, car on va dire qu’on n’a pas du tout les mĂȘmes standards de confort. Il a dĂ©barquĂ© avec ses dizaines d’objets dont j’ignorais mĂȘme l’existence et qui me semblaient totalement inutiles : un thermomix, un four et ses 8 plats, un congĂ©lateur, un appareil pour nettoyer les vitres, 2 tĂ©lĂ©s, un appareil Ă  gaufres, sans parler des habits, de la vaisselle (dimensionnĂ©e pour une famille de 6 « au cas oĂč » on recevrait des gens … Alors qu’on n’a mĂȘme pas de table !). Et encore, lĂ  c’est qu’un extrait, parce que je vous jure que c’était incroyable tellement il y avait de choses. Au dĂ©but je vais pas vous mentir ça a Ă©tĂ© trĂšs difficile. Et Ă  force d’argumentation, de preuves par des petites choses, il est devenu plus raisonnable, mĂȘme s’il a quelques rechutes ! Aujourd’hui, il est mĂȘme plus volontaire que moi sur la dĂ©marche zĂ©ro dĂ©chet… En ce qui concerne le dĂ©sencombrement, nous essayons au fur et Ă  mesure et Ă  deux de dĂ©finir ou de rĂ©flĂ©chir aux objets que nous possĂ©dons et Ă  notre consommation pour nous recentrer sur l’essentiel. Pourtant, je sais que ce chemin est loin d’ĂȘtre terminĂ© ! D’autres dĂ©fis minimalistes nous attendent : une vie Ă  trois, un dĂ©mĂ©nagement dans une plus grande surface, …

Et vous, quelle est votre histoire et votre chemin vers le minimalisme ?

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